Madagascar

 

 

 

Du 22 septembre au

 

13 novembre 2013

 

 

Itinéraire en rouge foncé

 

(cliquer sur la carte pour agrandir)

Ile Maurice

(plus loin dans le texte)

 

Madagascar 1 (le 7/10/2013)

Bonjour à tous,

Me voilà reparti depuis le 21 septembre pour une petite balade de près de 2 mois sur le territoire Malgache. C'est une première dans ce pays, et comme à mon habitude, très peu de préparation - je veux découvrir avec des yeux neufs.

Madagascar - un pays légèrement plus étendu que la France avec 22 millions d'âmes. Occupé par les Français, puis déclaré territoire d'outre-mer en 1946, il a obtenu son indépendance officielle en 1960 - mais plus concrètement au début des années 70 quand les Français ont été plus ou moins mis dehors. Depuis, l'économie n'a cessé de se dégrader, au point qu'aujourd’hui Madagascar est classé parmi les pays les plus pauvres du globe.

Je reste 2 nuits à Tananarive (Antananarivo) et me dirige vers l'Est - Tamatave. Ici, sur la côte Est on se croirait en Inde avec des milliers de pousses-pousses, - qui nous sautent dessus bien sûr. Il faut négocier fort, car les "bêtes blanches" rapportent beaucoup plus en général, - mais ça reste sympa. Il existe encore des pousses-pousses antiques - coureurs aux pieds nus - qui transportent principalement de la marchandise.

De Tamatave, je remonte vers le nord en taxi brousse jusqu'à Soanierana - une route défoncée qui rend le trajet un peu pénible. Mon objectif est d'essayer de voir les baleines qui passent quelques mois chaque année entre la côte et l'ile Sainte Marie pour mettre leurs petits au monde. Malheureusement, la période est un mois trop tard, alors que le guide du routard annonce que l'on est encore dans la période. Je ne ferais donc pas de sortie en mer.

Cette partie de Madagascar est un peu un cul de sac sans communications possibles avec le nord ni avec la partie centrale. Je reste 3 nuits ici en explorant des villages retirés des pistes, où le seul accès est pédestre et où l'on traverse les petits ruisseaux sur un tronc d'arbre ou 3 bouts de bambou. Je suis parfois obligé de me déchausser pour passer un tronçon de sentier bordé de rizières. Les locaux n'ont pas ce problème - la majorité d'entre-eux marche pieds nus. Dans un de ces villages où je cherche à manger, un jeune, avec qui j'avais fait un bout de sentier, m'invite à entrer dans sa maison (case) - sa mère nous prépare une assiette de riz avec une omelette. Une situation qui n'a pas de prix. La pièce fait environ 12 m2 et est occupée au 3/4 par 2 grands lits. Cinq personnes vivent dans cette maison. Je serais venu un siècle plus tôt, je pense que j'aurais vu le même tableau. Dans un autre village, une femme "bat" le riz avec ses pieds pour séparer les grains de la paille. J'avais déjà vu cela en Asie par les animaux mais jamais effectué par les pieds de "l'homme".

L'accueil est plutôt chaleureux - avec un brin de surprise quand même.

J'assiste à un combat de coqs, - mais rien à voir avec ceux que j'avais vus à Cuba

Qui dit pays pauvre indique que mes connections internets seront très limitées - beaucoup de villages éloignés n'ont même pas l'électricité. Un peu difficile également de sortir l'appareil photo dans la rue ou dans les villages, et encore moins ma tablette - le décalage est trop grand et ça casserait la relation avec la population locale. Désolé pour certaines scènes que je ne peux vous transmettre – souvent les meilleures – mais elles resteront dans ma mémoire.

J'ai mis quelques jours avant de trouver mes marques - sans doute un peu déçu par le "parlé français". A part dans les villes, et encore, les personnes éduquées, le peuple parle très peu le français et encore moins dans mes endroits privilégiés - le fond de la brousse.

J'ai failli me faire voler dans la rue dès le deuxième jour à Tananarive. Ça grouille de monde dans les rues et, dans un « bouchon de piétons » je me suis retrouvé un peu serré et à l'arrêt. J'ai tout de suite réalisé le danger, protégé mes poches des deux mains et effectué un rapide quart de tour. Je suis rentré ensuite dans une boutique et une femme me dit "monsieur, votre sac à dos est ouvert". OK .....! Après vérification le voleur avait seulement eu le temps d'ouvrir une des pochettes de mon sac. Ouf ! - vigilance - vigilance.

Du côté monnaie c'est un peu compliqué. Le franc malgache a été remplacé à l'arrivée de l'euro par l'ariary (Ar), équivalent à 5 francs malgaches - et, 1 euro vaut 2850 Ar. La difficulté est que la majorité, surtout dans les villages et petites villes, continue de parler en franc et utilise l'ariary pour payer - comme si les français affichaient tous les prix en francs et payaient en euros. Beaucoup d'étrangers se font avoir par un prix annoncé en franc qu'ils payent en ariary - 5 fois plus. Et les prix ici sont tellement bas que même payé en ariary ça semble un prix raisonnable. Un repas "malgache" coûte un euro au restaurant.

 

Je reviens à Tananarive et remonte vers le nord - par étape de 5/6 heures de taxi brousse. Les conditions de transport sont celles d'un pays pauvre - plutôt difficiles.

Dans cette partie du globe on distingue seulement 2 saisons – la saison des pluies et la saison sèche. Nous sommes dans la saison sèche. Mais la côte Est est particulière avec une saison sèche et une saison, ….. où il pleut beaucoup. J’ai vécu 2 jours de pluie – et je peux affirmer que c’est de la vraie  pluie – des trombes d’eau qui mouillent jusqu’aux os en quelques secondes.

Vous pouvez toujours relire ces quelques lignes sur mon blog "blardeux.com", avec des photos,....... quand je trouverais une bonne connexion.

 

Madagascar 2 ...... 14 octobre 2013

 

Majunga, les pousses-pousses sont à pied. Une seule route goudronnée au nord rejoint la côte ouest et l'extrême nord de l'ile. Un paysage de collines sans grande végétation.  Beaucoup de feux d'herbes sèches tuent les derniers arbres - le bois mort est ensuite transformé en charbon de bois. C'est le problème des pays pauvres en général qui n'ont que le bois pour tout faire, constructions, cuisiner, etc. Facile pour nous de dire "arrêtez" - nous qui avons la profusion des sources d'énergie et de matériaux de construction. Vaste problème !! Des actions sont bien menées pour sensibiliser les villages de brousse, mais changer les mentalités dans ce pays semble difficile - c'est une pratique ancestrale, et la seule aux yeux des villageois pour obtenir de l'herbe verte pour les zébus.

Les pluies ravinent, emmenant la terre végétale vers la mer. Les rivières qui courent encore sont d'un rouge ocre, très chargées en terre.

J'ai toujours un peu de peine à voir des hommes (blancs), souvent âgés, se promenant, avec comme bagage arrière de leur grosse moto ou quad, une jeune fille canon de 20 ans - toujours noire, bien sûr. Ça m'inspire le dégoût de la société - avec l'argent on achète tout - encore plus vrai dans les pays pauvres.

Je visite un parc naturel où vivent quelque huit espèces de lémuriens. Ils se laissent approcher à 3-4 m. Intéressant, mais seuls les étrangers et les riches malgaches peuvent y accéder - le prix de la visite est au niveau de la France. Le salaire moyen malgache est de l'ordre 60 à 80 euros mensuel. Le loyer d'une maison pompe environ 50 % du salaire - il reste peu de chose pour vivre.

La prostitution des filles est un "complément de revenu", et ça a l'air d'être normal dans le pays. Peut être que tout le monde s'y retrouve - hommes et femmes. Une anecdote peu banale à ce sujet - deux jeunes garçons de 15-16 ans pilonnent quelque chose dans le fond d'un fût de 200 l.  Je m'approche pour voir ce qu'ils font,.......... ils égrainent des pommes de maïs au pilon ! Un groupe de femmes à proximité rient en me voyant découvrir le travail, et, en partant, l'une d'elles me dit : "j'ai ma fille". J'étais loin de penser qu'une mère pouvait me proposer sa fille - et, .....ça ne devait pas être pour le mariage !

Les policiers malgaches "n'auraient" pas de salaire. Leurs revenus est le fruit de la corruption. Ils contrôlent tous les véhicules transportant des hommes ou de la marchandise et, le prix de la tranquillité semble établi - c'est 1000 ariary pour les taxis brousse. C'est très discrètement donné  - ils ne veulent pas que les étrangers soient témoins de cette pratique. Pour les camions, c'est en fonction de la marchandise, et il parait que ça atteint des sommes très importantes quand il s'agit d'un transport illégal. Les postes de contrôle sont très rapprochés - tous les 10-20 km, parfois beaucoup moins. Comment remettre de l'ordre dans ce pays, quand on sait que les élus sont au moins aussi corrompus ?

Nous sommes en pleine élections présidentielles - après pas mal de péripéties. Il n'y a pas moins de 33 candidats. On peut se demander ce qu'il peut bien sortir des urnes avec la majorité des électeurs qui n'ont pas vraiment accès à l'information. Pas très optimiste tout cela !

Je sature avec le riz malgache - il représente environ 80 % des menus. C'est un riz collant sans aucun assaisonnement.

Certains d’entre vous m'ont fait part des évènements sur l'ile de Nosy Be, au nord ouest, où il y a eu 2 ou 3 étrangers tués, dont un Français. On en parle ici, et apparemment c'est une histoire très locale. Je n'ai ressenti aucune agressivité du Malgache envers l'étranger.

Je vous écris ces dernières lignes d'Analalava, un village de pêcheurs sur la côte ouest, à mi-chemin entre Majunga et l'extrême nord. Six heures de bateau pour y accéder, - un vrai boat people. Le plus pénible était le soleil.

Je prévois descendre dans quelques jours vers la partie sud du pays.

 

Madagascar 3     (le 24-10-2013)

 

Pour ceux d'entre vous qui auraient l'intention de parcourir ce pays en taxis brousses, n'oubliez pas vos bouchons d'oreilles.

Pour redescendre vers le sud je prends un taxi brousse de nuit, arrive à Tananarive à 4 h du matin et enchaine pour 7 heures supplémentaires jusqu'à Ambositra. Dur, dur, - surtout avec le mal du transport qui m'a fait remplir quelques petits sacs pendant les trajets.

Le sud est complètement différent - plus riche, plus évolué dans la façon de travailler. La plupart des maisons sont en pisé ou en briques, et bien souvent avec un étage. Les paysages sont moins arides qu'au nord et la culture du riz y est plus développée. J'ai perdu 10 à 15 degrés par rapport au nord - ce qui n'est pas pour me déplaire.

Je décide de visiter des petits villages "Zafimaniry", réputés pour la réalisation de petites sculptures sur bois.

Une situation digne de "j'irai dormir chez vous". Je rencontre dans le taxi brousse qui m'y emmène un malgache de 67 ans et nous sympathisons. Il habite un de ces villages. Je lui demande si je peux le suivre, ... puis, si je peux dormir chez lui - "pas de problème, vous êtes le bienvenu". Après 3 h de marche dans les montagnes - très pénibles - nous arrivons enfin. Ouah, on est loin des conditions de vie chez nous. Le feu dans le milieu de la pièce et ... aucune cheminée - donc une pièce en permanence enfumée, très sombre, c'est noir du sol au plafond. Il faut rapidement s'asseoir pour se situer au plus près du sol - ça pique les yeux. Au dessus la chambre avec la fumée qui traverse le plafond. L'avantage est qu'il fait chaud pour dormir. On est quand même proche de la situation des andouilles fumées ! Une ribambelle d'enfants - une de ses filles est décédée et les grands parents ont la charge des enfants. Ça donne l'image d'une famille très pauvre (voir photos), alors que ce n'est nullement le cas. Il est retraité - ancien directeur de l'école du village, et tous ses enfants ont fait des études. Difficile quand même de voir des enfants immaculés dans ces conditions de vie - l'environnement de suie ne peut qu'engendrer des enfants "sales".

Anecdote : la plupart des enseignants du village et de celui d'à côté sont de sa famille. Je n'ai pas relevé mais c'est un bon exemple du fonctionnement de Madagascar.

Petite ballade seul dans le village - une femme se fait épouiller la tête devant une maison, - une autre accroupie au milieu de la ruelle sourit en me fixant - ah, je vois ! - "pardon madame de vous perturber". Les toilettes "publiques" donnent envie de se retenir pendant 2 jours - le plein air est sans doute bien plus utilisé.

Le soir, je rencontre le doyen du village (73 ans). C'est une coutume pour tout étranger entrant dans les villages de cette région. Remerciements de visiter notre village - remerciements de votre accueil - et bla bla bla. Une petite cérémonie de bienvenue avec un partage d'un petit verre d'alcool - un seul verre pour tous  - mais il commence par en verser quelques gouttes sur le mur pour honorer les ancêtre. Beaucoup de sérieux. Nous terminons par un repas partagé.

Pour ceux qui me connaissent, je ne bois jamais une seule goutte d'alcool - j'ai juste trempé les lèvres.

Le doyen ne peut être qu'un homme à Madagascar - la femme est reliée au second rang. Idem pour l'héritage, c'est l'ainé des garçons qui hérite de la totalité des biens des parents. Difficile de tout raconter mes 24 heures passées dans cette famille, j'étais avec un homme très ouvert.

"Je suis désolé mais ma femme est absente pour le baptême d'un de mes petits enfants - ça ne vous fait rien de dormir avec moi dans le lit ? - aucun problème monsieur ! Un lit bien entendu un peu creux au milieu - accroche toi Bernard sur le bord, et, ..... quelques flatulences pendant la nuit. Le lit d'à côté est occupé par un père et 3 enfants,..... des sardines en boite ! Pas de drap, juste une couverture.

Le village - 500 habitants, avec seulement une trentaine de maisons.  45 enfants par classe à l'école et, .... même pas de grève.

Le fait d’accueillir l'étranger leur donnent l'occasion d'expliquer la situation de vie, et, ils savent quand même bien plaider leur cause. Ce village est en demande de semences de haricots plus productives que leur vieille semence datant de plusieurs décennies, - de dictionnaires français (même très anciens) pour l'école - et bien sûr d'un peu d'argent car "nous sommes pauvres". Il ne faut surtout pas envoyer un colis directement, mais l'envoyer à l'adresse d'un prêtre qui aura beaucoup plus de chance de le recevoir - on respect l'église ici. C'est ça aussi Madagascar !

Dans le nord, la pauvreté me semblait au niveau de l'alimentation - ici dans le sud les plaintes sont du genre "nous ne sommes pas assez riches pour envoyer nos enfants faire des études.

J'avais décidé dès mon départ de ne pas prendre de guide, ça a presque fait un scandale - "vous pouvez retourner chez vous monsieur", - mais je ne l'ai pas regretté,  j'ai vécu et découvert bien autre chose. C'est risqué quand même dans ces montagnes - au retour, j'ai emprunté un sentier qui ne menait nulle part et j'ai dû rebrousser mon chemin, un peu épuisé - 4 h de marche très pénible pour rien, - pour dormir dans un autre village.

 

île Maurice

 Cliquer sur la carte

pour agrandir

Ile Maurice 1  (le 9/11/2013)

Madagascar est un grand pays et la difficulté des déplacements le rend surdimensionné.

Comparativement, l'Ile Maurice semble minuscule. En allongeant le bras je peux presque toucher l'autre rive. 65 km de long sur 45 de large - des infrastructures en parfait état - des transports collectifs bien organisés, -  un rayon de soleil en sortant de Madagascar. Le contraste est saisissant. Mais cela n'enlève rien à la satisfaction que j'ai éprouvée pendant mes 5 semaines avec les Malgaches.

1 300 000 habitants, soit une densité de population 6 fois celle de la France. A l'Ile Maurice la religion occupe une place importante dans la vie, avec une répartition d'environ 50 % d'hindouistes, 30 % de catholiques, 20 % de musulmans et quelques bouddhistes.

Par endroit on se croirait en Inde - le faciès, l'habillement, la nourriture, des divinités hindous près des maisons, etc. Quelques niqabs quand même dans la rue rappellent que les musulmans sont bien là. Aux dires de la population il y a un grand respect de chaque religion.

Comme beaucoup de petits pays développés, le Mauricien est polyglotte avec le créole, le français et l'anglais.

Le salaire moyen mensuel est de l'ordre de 300 à 500 €, mais comme la vie est plutôt bon marché (pour un européen !) la population ne souffre pas trop de ces salaires, - tant qu'elle ne sort pas des frontières ! Venir en Europe leur coûte quand même une petite fortune.

Je loue un scooter pour 12 jours. La grande liberté d'aller où je veux - de m'arrêter et discuter dès qu'une occasion se présente. Le plus difficile est de trouver des hôtels bon marché. L'hôtellerie est très chère sur la côte - c'est du 4-5 étoiles presque partout avec un niveau de prix bien supérieur à la France.  Tout est conçu pour le tourisme haut de gamme. Heureusement que j'ai mon guide qui me donne quelques adresses moins chères, mais elles ne sont pas nombreuses. Les Mauriciens séjournent peu à l'hôtel, le pays est petit et on est à une heure maximum de chez soi.

Contrairement à Madagascar tout est vert ici. Un peu dommage toutefois que la canne à sucre représente au moins 80 % des surfaces cultivées - ce qui rend parfois le paysage un peu monotone.

Une réflexion au sujet de Madagascar ; Je me suis toujours demandé pourquoi les enfants des pays dits "pauvres" ne pleurent presque jamais ? Alors qu'ils pourraient avoir mille raisons supplémentaires aux nôtres de pleurer. Se faire trimballer à journées entières dans le dos de sa mère - voyager dans des conditions difficiles (taxi brousse) pendant 6 / 8 heures, dès l'âge de 2 mois - jouer dans les villages - tomber au moins autant que chez nous, etc. Il serait intéressant d'analyser cette différence de comportement. Ils ne me paraissent pas moins débrouillards à 10 ans que chez nous, bien au contraire. Peut être aurions nous quelques leçons à prendre de leur part pour l'éducation des enfants ?

 

Ile Maurice 2  (le 12/11/2013)

 

Un climat de rêve - ni trop chaud, ni trop froid  - la plage est à moins d'une demi heure de partout sur l'ile. En contre partie, assez peu de lieux ou de paysages à découvrir.

Si la diversité des origines de la population est intéressante à découvrir, elle engendre toutefois un certain malaise dans la vie publique. La majorité hindou (50 % environ) tient les rênes du pouvoir et exerce un favoritisme dans le recrutement des postes clés au détriment des autres populations, notamment les créoles et les chinois (paroles de créoles).

Comme je l'ai déjà dit, le choix des autorités penche pour un tourisme haut de gamme, et.... je n'y suis pas vraiment habitué. Pour exemple, sur l'ile aux cerfs sur la côte Est, des centaines, voire des milliers de touristes sont "parqués" dans les hôtels où le premier prix de la chambre est de 400 € la nuit,.... sans les repas. Un gardien de l'ile me disait "bien sûr, le pays a besoin de cette manne, mais à notre niveau l'attitude de certaines personnes est quelquefois dégradante".

Maurice aura été très différent de Madagascar - presque reposant par la facilité de voyager. Pendant ces deux semaines j'ai presque toujours vécu avec les Mauriciens - des gens charmants avec le sens de l'accueil. La vie est moins stressante que chez nous - le tempérament des habitants des îles -..... cool cool.